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jeudi 7 juillet 2011

Joshua - Make Me Feel - Junior Boys Own - 2005.

Après nos rituelles semaines d'absence, on avait très envie de faire notre retour d'une manière pleinement joyeuse et estivale. Voici un titre sorti il y a de ça quelques années et qui a toujours l'énergie d'agir sur nous comme la pile Duracelle le ferait sur son lapin rose. Pour paraphraser brièvement Discogs, Joshua Michaels a grandi à San José (Californie) et a trouvé sa voix dans la House de Chicago. Après avoir bossé pour Prescription et Casual Records, il part pour San Francisco et rejoint le label Tweekin Records. Sa carrière est lancée. Il signe sous divers alias dont l'excellent Iz (Iz and Diz), Stereo People, Dubwise etc...
Ici, on le retrouve avec un maxi de House pure et dure signé sur le légendaire label anglais des Junior Boy's Own. No wonder! ... on comprend pourquoi!

                                       

HOUSE MUSIC ALL LIFE LONG!

mardi 14 septembre 2010

DJ Sprinkles presents K-S.H.E "HOUSE EXPLOSION I"- THE NEW ELSEWHERE.

Now, you all know our unswerving love for DJ Sprinkles aka Terre Thaemlitz. The protean artist from New-York City who emigrated in Japan ten years ago, able to go from writing essays about Deleuze to talking about Gary Numan, the downtown 80's queer scene, and this particular sound which characterizes him, that is to say non compressed, almost "absent" kicks, a music that flirts with downtempo (he even says it himself that, often, some people fall asleep (!) to his mesmerizing abstract DJ sets). But beware, this means "you can't see the wood for the trees"-under this apparent delicacy hides a deaf muting impenetrable violence. It has the means for striking the human's heart with few patterns and sequences. The track that we chose, illustrates with eloquence this confrontation. It will be part integral to the radical album project named "Routes Not Roots" which will see the day in January 2011 on the SKYLAX label.

We can easily imagine all the difficulties Terre met in the puritan America. It surely explains his exil in Japan. Defining himself as a non gay, non straight but more as an androgynous which is, for him, a perfect lacking in of choices and conventions state- Pure Freedom. This is what we feel leaning towards his "songs" which puts away all the basic musical House codes so as to bring us to a new elsewhere, a world in which all individual has the possibility to refocus and achieve to a better knowledge of itself.
In many respects, he reminds us in a paradoxically way techno's fundamentals. When the Underground Resistance militia would imagine a new world for  the black population, far from oppression, alienation, a sort of "Final Frontier".
Routes Not Roots will probably be the most profound&highly personal piece of music in 2011. A revolution into the paralized world of House music. Nobody ever mixed his personal story with the art he contributed to spread at the same time. a perfect symbiosis. Silence loves the fact that Terre does not mystify any era, he considers House as a lonesome pariah music which never liberated bodies nor spirits except at an individual level. That is the case for most musics. He could care less about peace, love and unity; sharp-cutting edge, he is the quintessence of what an artist should be- with no concession, he sees truth without any makeup- facing the truth.
 Hardrock Striker, the project's initiator, says: "as a kid, I was fascinated by rock stars such Bowie or the Warhol's Velvet Underground. I've always searching their succession, I think we just found here the missing link because this is what todays' rock is.
A legend is born.

Written by Yaël B. & Hardrock Striker.

 The29Nov Films offers here amazing videos representing the album.
Here is one:

DJ Sprinkles presents K-S.H.E "HOUSE EXPLOSION I"- LE NOUVEL AILLEURS.

Vous connaissez tous notre amour indéfectible pour DJ Sprinkles aka Terre Thaemlitz, artiste protéiforme d'origine New-Yorkaise et émigré au Japon depuis une dizaine d'années, capable de rédiger des essais aussi bien sur Deleuze que de nous parler de Gary Numan, la scène queer du downtown 80's et de ce son si particulier qui le caractérise, c'est à dire non compressé, des kicks presque "absents", une musique qui flirte avec le downtempo (il le dit lui même certaines personnes se sont endormis (!) durant ses magnifiques sets abstraits). Mais attention, bien entendu ceci représente l'arbre qui cache la forêt, sous cette apparente délicatesse, se cache une violence sourde, muette, impénétrable capable de foudroyer le coeur humain en l'espace de quelques patterns. Le morceau que nous avons choisi illustre avec éloquence cette confrontation. Il fera parti intégrante d'un projet d'album assez radical qui devrait voir le jour fin janvier 2011 sur le label SKYLAX, le bien nommé "Routes Not Roots", soit des routes sans racines.

On imagine aisément les difficultés que ce dernier a pu connaître dans son pays de naissance, expliquant ainsi son exil au Japon. Se définissant lui même comme non gay, non straight mais comme androgyne, qui est d'après lui l'état le plus parfait car dénué de choix et de conventions- la liberté à l'état pur. C'est ce que l'on ressent à l'égard de ces "chansons" qui délaissent les codes musicaux les plus basiques de la House pour nous emmener vers un nouvel ailleurs, un monde où chaque individu a la possibilité de se re-centrer et de parvenir à la connaissance de soi ultime. A bien des égards, il nous rappelle alors assez paradoxalement les fondamentaux de la techno, quand la milice Underground Resistance imaginait un nouveau monde pour la population noire, loin de l'oppression & de l'aliénation, la "Final Frontier".
Routes Not Roots sera probablement l'oeuvre musicale la plus profonde et personnelle de l'année 2011. Une révolution dans l'univers sclérosé de la House music. Personne n'a jamais su autant mêlé l'histoire de sa vie avec l'art qu'il a contribué dans le même temps à faire connaitre. Une symbiose parfaite.  Silence aime le fait que Terre ne mystifie aucune époque, il parle sans ambages en définissant la House comme une musique de solitaire et de paria, qui n'a jamais libéré les corps et les esprits hormis au niveau individuel. Ce qui est le cas finalement de chaque musique. Il se moque allègrement du peace, unity & love; sec & tranchant, il représente la quintessence de ce que doit être un artiste : sans concession, il voit la vérité en face sans fards, ni oeillères : "facing the truth".

Pour Hardrock Striker initiateur du projet, il déclare: "Enfant j'étais fasciné par les stars du rock tels David Bowie ou le Velvet Underground de Andy Warhol, j'ai longtemps cherché une suite à cette histoire sans jamais la trouver. En Terre, personnage warholien par excellence, je viens de trouver le chaînon manquant, le rock aujourd'hui, c'est ça."
Dont acte. En attendant impatiemment la suite (House Explosion II & III) et l'album à venir, délecter vous de ces sons venus d'une autre planète. Une légende ainée.

 Yael B. & Hardrock Striker.

Ici, vous pouvez retrouver les videos représentant l'album, réalisées par le magistral collectif The29Nov Films.
En voici une d'entre elles:

 

lundi 2 août 2010

BASIC SOUL UNIT

"Une dizaine de maxis au compteur, tous bon."(...)
On est absolument d'accord avec cette déclaration faite dans le dernier Trax du mois de juillet-août, signée par l'excellent journaliste: Pierre-Jean Chiarelli.

D'ailleurs, on l'a trouvé tellement juste ce billet, qu'on a décidé de vous en livrer un extrait...

(...)"Auteur discret et respecté, Stuart Li est à l'aise dans cette house néoclassique qui bouscule les clichés et réinjecte dans nos âmes la fougue et les tourments du jackbeat et de l'acid house. Une musique brute, qui tabasse souvent et hypnotise beaucoup, et dont le swing ravageur lui confère le subtilité et le fun dansant qui touchent de plus en plus de kids. Ce retour du track n'en finit plus de durer et c'est finalement une très bonne chose, lorsqu'il se décline avec inventivité et maîtrise. Des talents que possède Li, mais que sa modestie l'empêche de reconnaitre:"Je fais de la house sincère parce qu'elle vient du coeur". Son nom d'artiste reflète cette attirance pour une franche simplicité."C'était compliqué. Au départ je voulais m'appeler Basic Unit, mais le pseudo était pris, tout comme Basic Soul, qui était mon second choix! J'ai donc mixé les deux et, à l'arrivée, Basic Soul Unit convient mieux: il traduit ma quête, qui est de parvenir à l'équilibre entre soul et électro".(...)
 Et nous on dit pari réussi!

Basic Soul Unit vient de sortir Night Heat sur le label Mule Electronic. Titre qui risque bien de rendre vos soirées d'été encore plus chaude. Préparez vos ventilos!